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Récits d'aventures

Diane se replonge dans les souvenirs de sa traversée de 10 jours, de Naples au Lavandou.

                   

Diane et Florent ont embarqué à bord d’Andiamo pour dix jours de voyage mémorables, de Naples au Lavandou, en passant par la Corse et les îles de l’archipel de la Maddalena.

Diane nous raconte cette aventure riche en découvertes, entre paysages, vie d’équipage et rencontres, portée par l’énergie d’un skipper unique.

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Quel séjour à la voile as-tu fait avec Damien ?

Nous sommes partis pendant 10 jours, de Naples jusqu’au Lavandou. Avec Florent, mon conjoint, nous avons cherché en ligne un séjour avec plusieurs critères : une aventure à la voile, le côté itinérance — ne pas débuter et arriver au même endroit — et des traversées. Nous avons trouvé Damien via la plateforme Skippair. 

J’ai beaucoup navigué dans le passé pour observer les cétacés dans le Sanctuaire du Pélagos. Florent m’a fait découvrir la montagne et le vélo, et à mon tour je voulais lui faire découvrir ce que j’aime. Nous avions déjà fait une semaine de stage de voile, mais là nous voulions une expérience de voile différente.

Nous voulions un côté aventure et découverte : découvrir une région et des paysages, et aussi la possibilité de voyager différemment et sans prendre l’avion.

Pourquoi avais-tu envie de faire une traversée ?

J’ai fait plusieurs traversées Corse–continent par le passé, et je voulais faire découvrir à Florent ce côté magique de la traversée : la perte de contact avec la terre, et l’impression de vivre 24h en autonomie. Il y a une grosse organisation, ça se prépare : se reposer en amont, préparer la nourriture, les affaires et l'itinéraire selon la météo, organiser les quarts et accepter que nous pouvons être malmenés à certains moments de la traversée.

Quand tu repenses à votre voyage, à quoi penses-tu ?

Déjà, c’est un voyage au-delà de toutes nos espérances.
Arriver à Naples, c’est bondé, il y a plein de monde — en Suisse tout est bien rangé, Naples non. Nous respirons tout de suite en arrivant sur le bateau : l’immensité de la mer et le fait de sortir de cette ville surpeuplée.

Ensuite, nous sommes partis dans trois îles pontines. C’était fou, un dépaysement total.

Je ne savais pas où j’étais : ça me rappelait l’Afrique du Nord, les Canaries, le Cap-Vert… C’est une région volcanique, avec un dépaysement massif. Nous en avons pris plein les yeux.

Nous avons eu de super conditions de navigation dans ces îles, même avant de faire la première traversée direction le nord de la Sardaigne. Puis est venu le temps de la traversée : nous en avons fait deux.

-La première, je l’ai plutôt bien vécue, et elle s'est faite à la voile avec de belles conditions. Juste à notre arrivée en Sardaigne, nous avons été bloqués par des orages le long de la côte, donc nous avons fait demi-tour et nous nous sommes éloignés de la zone d’orage. Avec Damien nous sommes en sécurité. Là, c’était long et j’avais envie d’arriver. Mais avant ça, il y avait une mer démontée, du vent : c’est très beau.

-La seconde, direction le continent, s’est faite plutôt au moteur et était largement plus tranquille, nous permettant même d'observer des dauphins, thons et autres poissons.

Comment décrirais-tu Damien ?

Damien incarne un esprit. Nous voyageons avec lui : ce n’est pas un moniteur qui vient faire sa semaine.

Il raconte son amour de la voile et comment il a lancé cette aventure. Nous embarquons dans une capsule temporelle qui appartient à Damien : lui en tant que skipper, en tant que personne, et son bateau.

Son implication est entière. Il connaît plein de choses, il est intéressé, rien n’est trop laissé au hasard. Quand nous sommes à bord, nous le ressentons : nous savons que nous sommes entre de bonnes mains.

Ce qui est chouette aussi, c’est qu’il nous laisse prendre possession de son bateau. Nous sommes chez lui, mais nous ne le sentons pas : il nous laisse nous approprier son espace. Tout le monde peut se débrouiller et participer à la vie du bateau : la répartition autour de la cuisine, de la salle de bain, des lieux de vie… chacun trouve sa place à tous les moments de la journée.

Damien prévoit pour avoir un bon rythme et ne pas se mettre dans l’urgence : il compose avec la météo et laisse le temps de se reposer. Quand nous faisons du voilier, nous sommes dans un élément naturel qui peut être virulent. Avec Damien, j’ai une confiance absolue.

Damien a aussi le plaisir de transmettre. Il le fait avec le cœur et l’envie, et c’est à l’image du séjour. Nous pourrions faire le même itinéraire sans Damien, mais ce ne serait pas le même voyage.

Quand nous découvrons son bateau, nous le trouvons super confortable, grand et beau.
Et un jour au port, nous nous sommes retrouvés à côté d’un bateau très grand et très spacieux, et là nous avons pris conscience que Andiamo, le bateau de Damien, est en fait un 4x4 des mers.
C’est un voilier bien pensé, confortable et capable de naviguer dans toutes les conditions.

Quelle était l’ambiance à bord ?

Nous avons beaucoup rigolé. Nous étions avec deux personnes que nous avons rencontrées à bord. Avant le séjour, avec Florent nous étions plutôt excités de rencontrer les personnes avec qui partager l’aventure.

Nous avons découvert des modes de vie différents. Avec l’une des deux personnes, nous partagions plutôt les mêmes modes de vie, et moins avec l’autre. C’était enrichissant mais aussi rigolo de se confronter à nos différences. J’aime cet accueil et cette tolérance de la diversité.

Nous nous sommes découverts au fur et à mesure du voyage. Nous avons tous cherché à nous faciliter la vie pour que chacun passe de bonnes vacances.

Nous avons essayé de nous complémentariser, et j’étais triste de les quitter.

As-tu une anecdote à nous raconter ?

La première concerne les grottes sous-marines et les spots de mouillage. Nous en avons vu beaucoup, et sans Damien nous ne les aurions pas vues. J’ai des images gravées en tête, trop belles. La mer, c’est son terrain de jeu et il nous le partage. Les spots de mouillage étaient supers et très bien choisis, très sécurisés. Je suis admirative de sa capacité d’adaptation, qu’il a démontrée pendant les dix jours de voyage. Cela a vraiment contribué à rendre l’expérience mémorable, parce qu’il connaissait les endroits cachés et la beauté des lieux : si nous ne sommes pas connaisseurs, nous pouvons rater des endroits incroyables.

La seconde anecdote s’est passée la deuxième ou troisième nuit. Nous dormions au port, mais une tempête imprévue — non détectée par les radars météo — s’est levée. Il y avait peu de fond, et des vagues terribles qui pénétraient dans le port. Damien a plongé en pleine nuit pour voir la marge qu’il avait sous la quille et s’assurer que le bateau ne touche pas le fond.

Quand je l’ai vu faire ça, j’ai su que nous étions tranquilles pour le reste du séjour.

Le mot de la fin

Ce furent dix jours de kiff monumentaux. Dès que j’en parle, tout revient : ce sont des souvenirs multisensoriels.

“Andiamo” est la punchline de Damien et nous continuons de le dire dans nos aventures, même quand nous partons en randonnée à ski.

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